Dimanche 20 mai 2012 7 20 /05 /Mai /2012 11:45

 


Voici quelques réflexions à propos de l'élection présidentielle et l'avenir de notre mouvement.

1) une stratégie électorale qui échoue deux fois en vue de la Présidence de la République est mauvaise : l'histoire ne repassera pas les plats. Il ne suffit pas d'avoir des idées justes et de bons conseillers pour gagner une élection ; sinon cela se saurait depuis longtemps. Une des raisons qui peut expliquer notre échec est probablement qu'il fallait à notre candidat "enfoncer le clou" beaucoup plus sur les mesures économiques à prendre après l'élection, en particulier ne pas hésiter à dire que l'on ferait de l'austérité (voir les déclarations de Jean Peyrelevade dans la presse ces dernières semaines). De toute façon ceci ne nous aurait pas fait perdre plus de voix ; d'autre part il est possible aussi que les Français ne veulent pas voir que cette situation est inévitable et préfèrent alors voter pour des gens qui continuent à leurs faire des promesses intenables.

2) il existe sous la Ve république une malédiction du Centre : les formations qui s'en réclament n'ont jamais pu exister indépendamment des grands partis de la droite et de la gauche. Alors que ces dernières sont obligées pour gouverner d'obtenir des voix des électeurs centristes et de faire une politique modérée si elle veut réussir, le paradoxe veut que les partis centristes ne peuvent avoir une existence politique que s'ils s'allient à une autre formation, en l'occurence la droite puisque la gauche n'en veut pas.Ceci est largement lié au mode de scrutin majoritaire qui empêche tout parti n'atteignant pas au moins un quart des voix exprimées d'être représenté dans les grandes occasions électorales.

3) si l'avenir politique de François Bayrou est largement incertain, celui de notre mouvement est fixé depuis le 22 avril : il est mort. Je ne vois pas comment, repeint sous les couleurs du « centre pour la France » nous pourrions peser sur l'élection législative où nous ferons au mieux 5 % avec un nombre de députés compris entre zéro et deux. Je trouve à cet égard que les polémiques sur le fait de savoir s'il fallait voter Sarkozy, Hollande ou blanc me paraissent à la fois pathétiques et superflues.

4) je pense enfin que le fonctionnement de notre formation, au moins au niveau départemental laisse largement à désirer vis-à-vis du débat démocratique : si l'adhésion à un parti politique doit se limiter à la préparation des réunions, à la distribution des tracts et aux collages éventuels d' affiches je crois que cela n'intéresse pas grand' monde. Enfin il faudra quand même se décider sur la forme du soutien que nous avons à apporter à Daniel Garrigue qui a  fait son travail pendant la campagne présidentielle ; il attendra aussi au minimum quelques informations.

 

 

Par cvaleze
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Vendredi 24 février 2012 5 24 /02 /Fév /2012 10:52

 

 

A huit semaines du premier tour de l'élection présidentielle quelques observations personnelles sur la situation actuelle de la campagne de François Bayrou : les sondages ne font pas l'élection mais on est bien obligé de constater que les intentions de vote ne progressent pas ; d'autre part la prestation de notre candidat l'autre soir à TF1 m'a laissé sur ma faim, en particulier lorsqu'il s'est agi de répondre aux préoccupations concrètes des gens qui avaient été invités : s'il est humain de raconter les épisodes de sa vie cela ne fait pas beaucoup avancer le débat et surtout rend assez floues ses propositions.

Peut-être conviendrait-il d'insister sur la singularité de la candidature de François Bayrou par rapport aux deux candidats présentés comme les titulaires du deuxième tour: dans l'hypothèse ou François Hollande serait vainqueur nous aurions de fortes chances au mois de juin de nous réveiller dans une France rose où tous les échelons de l'État seraient occupés par des socialistes. Ils étaient déjà atteints d'amnésie et d'hémiplégie, ils auront en plus la macrocéphalie ! Ceci représente un risque considérable avec une augmentation des impôts et de la dépense , sans parler de leurs alliés Verts et du Front de gauche qui risquent avoir des postes ministériels ; une chose est sûre, c'est que l'idéologie sera au rendez-vous.

Dans l'autre hypothèse avec la reconduction de Nicolas Sarkozy, même si elle est peu probable, on voit difficilement se dessiner une politique de long terme puisque cela n'a pas été le cas dans les cinq années précédentes. Je pense donc que nous aurions intérêt à préciser plus fortement nos propositions et surtout notre vision de la gouvernance de notre pays, faute de quoi nous risquons à la fois perdre les élections mais aussi nous retrouver largement marginalisés dans la vie politique, malgré la justesse de nos idées.

Par cvaleze
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Samedi 31 décembre 2011 6 31 /12 /Déc /2011 16:10

 

L'approche de l'élection présidentielle, comme à chaque fois, provoque un débat politique plus ou moins développé et approfondi sur les grandes questions qui touchent à la vie de notre pays ; chaque candidat fera des propositions, et tout un catalogue de promesses,. Les électeurs se détermineront. Mais il est peut-être une

autre façon de réfléchir sur notre avenir politique à court et moyen terme : c'est de jeter un regard en arrière en essayant de comparer ce que les candidats avaient proposé avec le bilan qui en est resté. Je propose de remonter jusqu'à l'année 1974 et la victoire de Valéry Giscard d'Estaing, ce n'est pas trop éloigné et surtout c'est l'année de référence avec le début des crises économiques répétitives qui ont marqué le passé récent de notre pays, et plus généralement l'Europe.

Résolument tourné vers les réformes, le début du septennat de Valéry Giscard d'Estaing fut marqué par des changements souvent considérables en particulier sur ce que l'on appelle les questions de société (divorce, égalité juridique homme - femme, interruption volontaire de grossesse en particulier) : mais à partir de 1976, avec le désaccord de plus en plus marqué entre le Président et son Premier ministre, le mandat fut consacré essentiellement à la gestion des deux chocs pétroliers et laissa de côté le chantier de nouvelles réformes, malgré les qualités et la persévérence de Raymond Barre.

La rupture de 1981 avec l'arrivée au pouvoir des socialistes et de François Mitterrand commença en fanfare avec de nombreuses mesures augmentant le poids de l'économie administrée, des prélèvements obligatoires et de l'endettement public : en 1983, devant l'échec financier et économique , le Président fit volte -face sans jamais le reconnaître publiquement et entama ce que l'on appela la « rigueur ». Le retour de la cohabitation de 1986 - 88 gela fortement la politique économique et malgré sa victoire de 1988 François Mitterrand choisit le « ni-ni » jusqu'à la fin de son second mandat.

Avec le retour au pouvoir de la droite en 1995 le changement de politique économique est de courte durée malgré la volonté affichée de lutter contre la « fracture sociale » : l'échec des réformes menées par Alain Juppé puis la désastreuse dissolution de 1997 et la cohabitation de cinq ans qui s'ensuivit entraînèrent des mesures d'inspiration socialiste avec en particulier la loi des 35 heures, toujours controversée dans ses effets. L'élection présidentielle de 2002, qui apparaît largement comme une catastrophe sur le plan démocratique prolongea la politique de l'impuissance jusqu'en 2007 : qui se souvient de mesures marquantes entreprises par Jacques Chirac entre 1995 et 2007, si ce n'est l'abandon du service militaire obligatoire ? Le calamiteux référendum de 2005 sur le projet de constitution européenne ne fit qu’aggraver ce bilan particulièrement négatif.

La rupture fit de nouveau son apparition en 2007 avec Nicolas Sarkozy : on peut en voir aujourd'hui un résultat qui est loin des objectifs annoncés en début de quinquennat, même si la crise économique et financière entamée en 2008 n'a rien arrangé ; mais le volontarisme n'a pas suffi.

On voit par là que le chat est maigre : en plus d'un tiers de siècle la France a connu beaucoup de projets , de promesses et peu de réalisations ; le chômage de masse s'est largement installé , la dette publique a explosé et la pauvreté touche de plus en plus de gens , le pessimisme s'est généralisé. Ceci devrait nous conduire à réfléchir à ce qu'un candidat honnête peut proposer aux Français : les promesses sont inutiles car jamais tenues, des programmes se transforment vite en catalogues usagés vite oubliés et l'impopularité des candidats sortants gagne rapidement le corps électoral, avec son lot d'abstentions et de discours extrémistes.

La constitution de 1958 a fait du Président un véritable roi élu, héritant de moyens sans commune mesure avec ceux de ses homologues étrangers : or, il les utilise très mal ; ne vaudrait-il pas mieux se limiter à quelques objectifs clairs et peu nombreux, à la réalisation desquels on s'attacherait, quelles que soit l'impopularité et les difficultés qui en découleraient ?

 

Bonne année 2012 à tous !

Par cvaleze
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Mercredi 14 décembre 2011 3 14 /12 /Déc /2011 15:38

 

Chers amis,

j'ai décidé d'ouvrir un blog pour éviter à Benoist Guillet d'être le seul à occuper la rubrique, mais aussi pour exprimer quelques idées personnelles sur la situation politique de notre pays et celle de notre système d'enseignement, qui me semble plus malade que les discours officiels veulent bien le dire.

- Que ferons-nous en 2012 ? L'approche de l'élection présidentielle et les enjeux qu'elle sous-tend me conduit à émettre des idées autour d'un projet politique exprimé par François Bayrou et qui doit être étayé de propositions précises.

- L'Ecole et ses problèmes ; je pars de l'idée suivante : le système d'enseignement est de moins en moins efficace et souffre de lourdeurs considérables qui ne peuvent que s'accroître, il est inégalitaire et hypocrite derrière une apparence d'égalité des chances et de transparence. On cherchera à identifier les causes des difficultés pour proposer des solutions, dans la perspective suivante : quelle est la réalité du fonctionnement du système, et non pas son affichage officiel et bureaucratique, qui obéit plus aux impératifs de la communication politique que de l'honnêteté intellectuelle ?

La mode étant aux dictionnaires, j'ai choisi ce type de classement (par exemple S comme sottise, un phénomène en expansion). Puissent ces propositions faire avancer la réflexion et le débat démocratique.

A bientôt.

Par cvaleze
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Jeudi 8 décembre 2011 4 08 /12 /Déc /2011 16:10

Voici la première page de mon blog, qui constitue un essai; espérons que la suite viendra vite.

Par cvaleze
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